Résidence photographique francophone du CAVILAM – Alliance Française et exposition Portrait(s) 2026

Pour la 3ᵉ année consécutive, le CAVILAM – Alliance Française a accueilli sa résidence photographique francophone, en partenariat avec Vichy Culture, dans le cadre de la 14ᵉ édition du festival Portrait(s).

Après Christophe Acker (2024) et Namsa Leuba (2025), l’édition 2026 s’inscrit dans une dynamique artistique sensible et engagée.
Cette année, c’est la photographe Julia Gat qui pose son regard sur la richesse et la diversité de la communauté internationale du CAVILAM – Alliance Française. Certains des sujets photographiés ont choisi la France pour étudier la langue française, d’autres ont quitté leur pays par nécessité.

Diplômée de l’Académie Willem de Kooning à Rotterdam et de la School of Visual Arts de New York, Julia Gat a récemment exposé aux Rencontres d’Arles, au Centre photographique de Marseille, à la Biennale de Ouagadougou ou encore au PhotoBrussels Festival.
Le résultat de cette résidence est à découvrir sur les façades du pôle universitaire / CAVILAM – Alliance Française, de juin à décembre 2026.

Une invitation à découvrir la francophonie autrement, à travers les visages et les parcours de celles et ceux qui la font vivre.

Un mot de la photographe, Julia GAT

Lors de cette résidence au CAVILAM – Alliance Française, j’ai rencontré des étudiant·e·s venu·e·s des quatre coins du monde, curieux·ses de participer à une expérience photographique. Ensemble, nous avons pris le temps de trouver la manière la plus juste de les représenter : dans leur singularité, leur rapport à Vichy, et les liens visibles ou intimes qu’iels entretiennent avec leur pays d’origine. Ces portraits se veulent doux et épurés, traversés par une forme d’introspection partagée.

Au fil des échanges, j’ai eu la chance de découvrir des fragments de vies, de cultures et de langues venues du Soudan, du Soudan du Sud, de Syrie, de Jordanie, d’Arabie Saoudite, d’Iran, du Kurdistan, d’Ukraine, du Tibet, du Népal, de Thaïlande, du Japon, de Corée, d’Australie, du Mexique et de Colombie. Certain·e·s sont arrivé·e·s en France pour fuir des contextes politiques difficiles, d’autres pour le plaisir simple d’apprendre une langue. Toutes ces rencontres ont été précieuses.

Dans l’intimité de ces moments partagés, nous avons parlé de relations humaines, de famille et de sororité, de résilience et de création, de nostalgie et du sentiment d’exil, d’identités multiples et de conflits géopolitiques, d’anxiété et des manières d’y faire face, mais aussi de routines quotidiennes, de rêves et de foi, de regards féminins et masculins, de handicaps invisibles, de cultures méconnues, et de recettes de soupe.

Cette résidence a renforcé ma conviction que la photographie est avant tout un prétexte : à créer du lien, à se rencontrer, et à approcher l’autre avec humanité. Je suis profondément reconnaissante pour ces échanges, et j’espère que ces images sauront en transmettre une part.

— Julia Gat

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